Le 24 janvier décède monsieur Rolland, le père de
madame Catez, qui vivait au foyer de ses enfants.
A ce premier choc affectif en succède un - plus proche
encore - le dimanche 2 octobre, avec le décès de monsieur Catez.
O père, il y a dix années
Te frappait la cruelle mort !
Tu laissais ta veuve éplorée,
Tes enfants si jeunes encor ;
Et ton âme quittait la terre,
Le lieu d'exil et de misères,
Pour retourner au sein de Dieu
Dans la belle cité des Cieux.
C'est dans mes faibles bras d'enfant,
Ces bras qui te caressaient tant
Que dura ta courte agonie,
Le dernier combat de la vie !
Et j'essayais de retenir
Ce dernier, ce si long soupir !...
Poésie P 37 du 2 octobre 1897
Devant compter avec des moyens de subsister plus réduits, madame Catez déménage avec ses deux filles - toujours à Dijon - rue Prieur de la Côte d'Or. La maison est aujourd'hui disparue.
Par-dessus les toits, Élisabeth découvre le Carmel...
Protecteur de mon enfance,
Qui sus veiller avec constance
Sur tes chers petits enfants,
Je te promets bien que les ans
N'effaceront de ma mémoire
Le souvenir d'un père aimé
Qui par Jésus fut appelé,
Bien jeune, à l'éternelle gloire !
Poésie d'Élisabeth
en 1897
