Une comédie musicale créée par Raoul Mutin, Prêtre du diocèse de Dijon.
Elisabeth fait chanter la Route :
Un double cadeau au Carmel !
Le 13 juillet, Après Dijon, Saint Marc/Seine, Pouilly en Auxois, Acey, Genlis, Dôle, Pertuis, Avignon, Sablons, la Route chantante est passée par Flavignerot. C’était un double cadeau pour le Carmel qui se réjouissait et de l’existence d’une comédie musicale sur Elisabeth et de pouvoir la découvrir.
La rumeur avait porté jusqu'à nous la qualité de ce spectacle...
En début d'après-midi la troupe arrive et installe coulisses, projecteurs, synthétiseurs... A l’heure prévue, acteurs et spectateurs sont en place et la magie commence.
« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive »…
La Parole de Jésus interrompt les errements obsédants, stressants, des acteurs sur la scène : dans notre monde d’hier, dans notre monde d’aujourd’hui, Dieu redit une parole, toujours nouvelle : « demeurez en moi… » Cette parole, Elisabeth la entendue, elle en a vécu, et elle nous la raconte.
Au nom du Père, source de lumière,
Au nom de Jésus, lampe qui éclaire,
Au nom de l’Esprit, feu sur notre terre.
Chant (texte et musique) de Raoul Mutin
Le spectacle est un pur enchantement. Découvrir quels moments de la vie d'Elisabeth ont été retenus, comment ils sont traités... cette vie prend chair sous nos yeux, sans aucune fausse note. Le texte coule, les répliques fusent.. avec finesse (... la thérapeutique proposée par Elisabeth pour soigner les "banalites aigües"...), avec justesse. La très grande fidélité aux écrits d’Elisabeth, à sa physionomie humaine et spirituelle recueillie auprès des témoignages donnés au fil des ans par ses amis, ses sœurs en religion, à son esprit, répand le parfum authentique d’Elisabeth.
Les scènes sont enlevées, émaillées de trouvailles géniales.
Les costumes sont remarquables, soucieux du moindre détail. Aucun rôle n’est laissé au hasard. Ils évoquent bien cette belle époque qu’à connue Elisabeth, ou remettent sous les yeux, avec jeans et tee-shirts, un quotidien où son message, dans la lumière de l'Evangile selon Saint Jean, devient si justement actuel.
Les carmélites sont parfaites !
Les bruitages font entendre les bruissements d’une vie : un bébé qui pleure, un train à vapeur qui passe, le pas des chevaux… Et l’époque d’Elisabeth c’est aussi les nouvelles découvertes le cinématographe, l’avion, l’automobile, la photo (quelle synchronisation entre acteurs et la régie lumière pour le flash !)…
L'accompagnement musical met dans l'ambiance avec beaucoup d’à propos, de Chopin au rapp, en passant par le Cantique de Jean Racine de Fauré (la scène de la Prière d’Elisabeth est tout simplement magnifique !!!). Et le Chant du Nautonier ! dont tous les amis d'Elisabeth ont gardé un souvenir vivant tellement son interprétation était prenante... (Merci à Monseigneur Gaidon et à Thomas qui a vraiment tenu à le faire entendre…).
Les chants, porteurs d’une grande profondeur spirituelle rendent chacun « participants » de la comédie, et donc de l’aventure qu’elle propose.
Quand au jeu des acteurs : REMARQUABLE ! Passant d’un costume à l’autre avec un très grand naturel (bravo à tout le travail en coulisses !) ils font vivre ce qu’ils vivent. Comme les Mystères du temps des cathédrales, ils rendent présent le parcours d’une vie, prédestinée – comme la nôtre, nous dit Elisabeth – à devenir la louange de la gloire de Dieu.
Le soin apporté à chaque détail : du texte aux acteurs, sans oublier les techniciens, signe du sceau de l'amour cette comédie musicale.
Marquez tout du sceau de l’amour,
à chaque instant du temps qui passe,
Marquez tout du sceau de l’amour,
Dieu donne tout rendez-lui grâces.
Chant (texte et musique) de Raoul Mutin
En cette année centenaire, Elisabeth de Dijon est à voir... ou à revoir... un DVD a été réalisé (voir le site de la Route chantante)
Avec ses sœurs et en leur nom, Elisabeth signe le livre d’or de la Route chantante 2006.
Se penchant par-dessus son épaule, on peut lire :
Merci de travailler pour moi, ah ! si vous saviez combien cette attention me touche… je n’essaierai point de vous dire ma joie… vous m’avez rendue bien heureuse.
Merci… vous savez que le Bon Dieu m’a donné un cœur reconnaissant, et tout ce que vous faites pour votre petite Elisabeth n’est pas perdu… C’est au Maître que j’ai porté ma reconnaissance : qu’il vous dise aussi la bien profonde affection de votre petite amie carmélite
A Dieu, je vous aime toujours, merci encore et partagez tous toutes sortes de bonnes choses affectueuses que je vous envoie
Laudem Gloriae