|
Mardi 7 novembre soir :
En famille ! |
En cette fête du Centenaire, les Carmes de la Province de Paris sont
venus en pèlerinage sur les pas d'Elisabeth. Ainsi, au Carmel, l'Office
des Vigiles du 8 novembre rassemble dans une atmosphère très...
familiale les frères et les soeurs de Notre Dame du Mont Carmel.
L'hymne qui ouvre la célébration est un poème Invitée par l'amour,
du Carmel de Flavignerot auquel Monsieur Philippe Robert, musicologue
belge, a bien voulu donner une nouvelle version musicale évoquant
l'harmonie de la fin du XIXème siècle qu'Elisabeth a connue.
La psalmodie lui succède : psaumes 83 et 144. La première
lecture est tirée de ce passage qui a inspiré son nom à Elisabeth,
Laudem Gloriae (louange de gloire) : Eph 1, 3-14. Après le répons et
les Cantiques des Vigiles, un extrait du Ciel dans la foi nous
fait entendre cu qu'est, pour Elisabeth, être une louange de gloire,
vocation où se résume sa vie. Suit l'Evangile de Saint Jean au chapitre
14, versets 23-26 et le chant du Te Deum.
Le chant des Complies remet au Seigneur la journée qui vient de
s'écouler, dans la joie secrète du jour qui vient.
|
Mercredi 8 novembre matin : Fête
d'Elisabeth de la Trinité au Carmel |
Le chant des Laudes met sur nos lèvres et dans les coeurs les
paroles d'Elisabeth avec les antiennes écrites par le Père Jean Lévêque.
La Parole
de Dieu nous fait entendre celle qui habitait le coeur
d'Elisabeth au jour de sa profession :
Epître aux Romains, chapitre 12, versets 1-2
Je vous
exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes
en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là le culte spirituel
que vous avez à rendre.
Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement
de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la
volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.
Vient l'heure de la
conférence prévue sur la Prière d'Elisabeth. Non un nouveau
commentaire de la prière, mais plutôt une parole qui jaillit du chemin
qu'elle trace au fil du temps. Une prière qui n'est
pas une oeuvre théologique, ni même un acte d'offrande, mais une
prière... tout simplement. Simplement une Prière
où se révèle une structure christologique, liturgique et musicale.
Replacée dans l'univers d'Elisabeth, la Prière jaillit de tout son éclat
et entraîne dans le chemin d'exode, de sortie de soi qui a emmené
Elisabeth au coeur des Trois, qui les a ensevelis en elle...
Cet enseignement tombe
dans le secret des coeurs où il tracera son sillon durant les heures
nocturnes en présence de celle qui l'a initié, mais... n'anticipons
pas..
Centenaire... 100 roses
devant Elisabeth dans la Chapelle
du Carmel
|
Mercredi 8 novembre soir : Elisabeth
bouscule son horaire !!! |

|

La célébration de
l'Eucharistie était prévue à 18 h 45. A l'heure dite, la chapelle de
Carmel connaît l'affluence des très grands jours. En prenant son temps,
chacun parvient à trouver une place assise et l'attente commence. Car
Elisabeth "doit venir nous rejoindre" pour louer le Seigneur du don
qu'Il nous fait à travers elle
|
|


Au recueillement succède
enfin le frémissement annonciateur de l'entrée prochaine. Avec les mots
mêmes d'Elisabeth : Je vais à la Lumière, à l'Amour, à la Vie,
nous accueillons ses reliques que les frères Carmes sont allés chercher
à l'église Saint Michel de Dijon, où ils ont célébré des Vêpres très
belles, que de nombreuses personnes étaient venues prier avec eux.
Le chant se poursuit
pendant que les frères, en procession, déposent la châsse devant
l'autel.
|
|

Le magnifique bouquet de
lys et de roses devant le Saint Sacrement répand la louange de son parfum...
Elisabeth est là... |
|


Lorsque les frères ont
revêtu leurs vêtements liturgiques le chant d'entrée ouvre la
célébration du Centenaire : J'ai trouvé mon ciel sur la terre,
puisque le Ciel, c'est Dieu !
La cérémonie est présidée
par le Père Touvet, vicaire général du diocèse du Dijon qui partage avec
amitié la joie des frères et soeurs du Carmel et de tous les amis
d'Elisabeth venus l'entourer. Les prêtres de Dijon, et d'ailleurs... se
mêlent aux frères dans le sanctuaire.
L'intensité de la prière
croît au secret des coeurs alors que se déroule le rite de
l'Eucharistie.
|
|
Le Père Didier-Marie Golay,
Provincial des Carmes de la Province de Paris donne l'homélie. Il
remarque que la
fête d'Elisabeth se situe à égale distance...
temporelle... , de la fête de la Toussaint pour l'église universelle (le
1er novembre) et de celle de la Toussaint de l'Ordre du Carmel (14
novembre). Il revient alors à la Parole "Soyez saints" qui a retentit
profondément dans le coeur d'Elisabeth avant qu'elle ne nous la propose
comme programme de vie. La présence des frères et des soeurs donne
l'opportunité au Père Didier-Marie de les appeler à la sainteté, selon
leur état de vie, en citant la lettre 299 à un novice carme, puis de
s'adre sser aux fidèles en leur rappelant que la sainteté est le chemin
de l'amour. C'est celui qu'Elisabeth a parcouru et nous nous
confions à son intercession pour que le Seigneur nous donne la force de
nous y livrer à notre tour.
le texte de
l'homélie
La prière d'intercession |
|

La procession des offrandes
amène avec le pain et le vin, des traductions de la Prière d'Elisabeth,
en anglais, coréen, espagnol, hindi, néerlandais qui sont déposées sur
le coffret des reliques. A travers ces expression linguistiques sont
présentées au Seigneur toutes les intentions des personnes qui, de par
le monde, s'offrent à Lui avec les mots d'Elisabeth.
|
|
A l'action de grâce de la
Communion la Prière sera lue en anglais, coréen, espagnol, néerlandais
et tamoul. Petit geste par lequel s'est fait entendre la voix de tous
ceux qui étaient alors tournés, en pensée, vers notre célébration.
|
|
 |
A l'issue de la Messe,
le
Crucifix d'Elisabeth
fut vénéré
avec grande dévotion.
|
|
|

|