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Les visages qui apparaissent sur l’écran évoquent
toutes les intentions de prière confiées à ce moment-là :
l’Ordre du Carmel, avec le Père Général, le Père Provincial, les
présidentes fédérales de France ; l’Irak avec Monseigneur
Sleiman, la diversité de notre diocèse avec ses prêtres et les
abbés de Cîteaux et de Flavigny… les soucis et les joies de
chacun de celles et de ceux qui étaient venus partager la joie
de l’entrée dans ce temps de grâce, sans oublier tout ce
qu’apportait le courrier postal ou électronique… Invitation
renouvelée à louer avec Elisabeth le Seigneur de l’univers en
chantant le P saume
8 : « ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand ton nom par tout
l’univers »
Nous partons alors pour un tour du monde, grâce
aux photos, aux CD audio, aux VCD et aux DVD, témoins des
célébrations tenues dans le monde entier et dont un souvenir a
été envoyé au Carmel d’Elisabeth en signe de fraternelle
communion. De Delgany, en Irlande, nous allons au Carmel de
Kosung, en Corée. Nous revenons ensuite en Europe, à Cadiz, en
Espagne puis nous passons au Portugal, à Aveiro. De là nous
embarquons pour l’Argentine, à Santa Fe. Continuant vers l’Ouest
c’est Ranchi,
en
Inde. Puis la Pologne et nous débarquons soudain à Madagascar,
où Masera Elisabetta (Sœur Elisabeth) va découvrir sa poésie à
la Vierge de Domois (Poésie 48) dans un rythme nouveau….
Célébrée partout dans le monde, Elisabeth a été
aussi visitée par le monde entier à Dijon et à Saint Michel et
le livre d’or du carmel a été signé par des pèlerins venant du
Japon, du Liban, de Corée, d’Allemagne, du Canada… Avec eux,
enracinés et fondés dans l’Amour, nous avons chanté et adoré le
Dieu trois fois saint.
Pèlerins venus de loin et pèlerins venus de tout
près. Ce fut le sens des Journées Elisabeth proposées en étroite
collaboration par le Carmel et la Paroisse de Dijon.
Une
main d’enfant a dessiné le visage d’Elisabeth… Celle-ci
va-t-elle se reconnaître ? Mais oui, car le message a passé :
« Comprendrons-nous jamais combien nous sommes aimés ? ». Aux
jeunes venus le 15 octobre au Carmel Elisabeth a laissé un mot :
« Ne sois pas une âme banale ». Aux mères de famille elle a
confié au mois de mars : « Je viens vite te dire combien je
m’unis à tes joies maternelles. Je suis si contente d’être
encore une fois tante… ». Aux malades, elle a rappelé : « Il y a
un être qui est l’Amour et qui me tient compagnie dans la
souffrance ». Les religieuses et les personnes consacrées sont
venues partager son désir de « L’aimer, l’aimer tout le temps…
comme une véritable épouse… On a soif de lui rendre amour pour
amour… » Aux prêtres elle a redit sa proximité : « Je veux être
apôtre avec vous du fond de ma chère solitude du Carmel…
‘apôtre, carmélite’, c’est tout un ! ».
Les artistes n’ont pas été oubliés par celle qui
fut « une vraie musicienne » (pour reprendre le titre d’une des
nombreuses études qui ont été consacrées à Elisabeth en cette
année) : à l’Eglise Elisabeth de la Trinité, Véronique Japiot
(danseuse), Micheline Uzan (comédienne) et un percussionniste ont mis leur art au service d’Elisabeth de
même qu’Elizabeth Sombart avec le récital de piano à la salle de
Flore à Dijon, sans oublier la chorale de la pa roisse
Saint Michel faisant revivre l’univers de la musique liturgique
du temps d’Elisabeth. Et bien sûr la Route chantante dont chaque
représentation d’Elisabeth de Dijon a été accueillie avec un
enthousiasme croissant.
Au nom du Père, source de lumière,
au nom de Jésus, lampe qui éclaire,
au nom de l’Esprit, feu sur notre terre
Cette année se sont tenus aussi divers colloques
pour recevoir aujourd’hui le message d’Elisabeth. Photos ou
séquences vidéo montrent Lisieux, Magdala (pour l’OCDS),
Venasque, Rome, Bourges, Cracovie en Pologne, les affiches pour
les rencontres au Centre Bernanos puis au Centre Sèvres à Paris
et enfin… Dijon ! Des contemplatifs et des intellectuels de haut
vol se firent entendre et, sur les ondes de Radio-Notre Dame,
des Pasteurs, comme le Père Jean Rémy ou le Père Didier-Marie
Golay ont su toucher le cœur des fidèles.
Des expositions se tinrent aussi en différents
lieux. Sur le fond d’une version musicale de la Prière que nous
devons au Canada, le diaporama découvre celle de Dijon
remarquablement agencée par mademoiselle Blondel, conservateur
du musée d'Art sacré. Puis ce sont les expositions de Tchéquie, de Pologne,
du Canada, des Etat-Unis, du Salvador, de Corée et enfin de
Carlipa, dans l’Aude, village où la jeune Sabeth passait ses
vacances.
Le monde de l’audio-visuel et de l’édition, en France et à
l’étranger, a contribué largement à la diffusion du message
d’Elisabeth : journaux, livres, revues, émissions télévisées
(KTO, TV italienne, polonaise, libanaise…), radiodiffusées
(Radio Notre Dame, RCF). Elisabeth s’est aussi retrouvée sur
Internet : par croire.com, le Jour du Seigneur, Wikipédia… et
bien d’autres sites qui l’ont évoquée ou ont fait un lien vers
son propre site.
  
  
Il y eut aussi des diaporamas… en espagnol :
Montevideo (Uruguay), Machala (Equateur), Concordia entre Rios
(Argentine), Buenos Aires (Argentine) ainsi qu’en français,
anglais et allemand… pour présenter de manière attrayante et
inculturée sa vie et ses écrits. Et puis il y eut les DVD, en
particulier Sabeth de Massimo Manservigi.
La prière d’Elisabeth chantée en arabe terminait cette partie du
diaporama permettant une transition heureuse vers le coeur de
cette année commémorative : la fête d’Elisabeth au mois de
novembre.
La photo d’Elisabeth, malade, apparaît à l’écran. Tandis que se
fait entendre le chant « Je vais à la lumière à l’Amour, à la
Vie. Photos et séquence vidéo montrent la translation des
reliques d’Elisabeth, de Saint Michel à Flavignerot le 8
novembre au soir, puis de Flavignerot à Saint Michel, au matin
du 9 novembre. L’Eglise met aujourd’hui à l’honneur les restes
du corps d’Elisabeth, et sa transfiguration dans la gloire des
TROIS…
Une
sœur lit ce passage de l’Evangile selon St Jean, Parole qui a
retenti au cœur d’Elisabeth et s’y est imprimée profondément. :
« Jésus disait à ces disciples : " Si quelqu'un m'aime, il
gardera ma parole, et mon Père l'aimera et vous viendrons vers
lui et nous nous ferons une demeure chez lui. Celui qui ne
m'aime pas ne garde pas mes paroles ; et la parole que vous
entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous
ai dit cela tandis que je demeurais près de vous. Mais le
Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui,
vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai
dit. » (Evangile selon Saint Jean, ch. 14 – versets 23 à 26)
A nouveau nous relisons le récit de la mort d’Elisabeth par Mère
Germaine et l’extrait d’une dernière lettre envoyée à une amie,
comme un testament spirituel : « Mon Antoinette aimée, je
vous laisse me foi en la présence de Dieu, du Dieu tout Amour
habitant en nos âmes. Je vous le confie : c’est cette intimité
avec Lui ‘au-dedans’ qui a été le beau soleil irradiant ma vie,
en faisant déjà comme un Ciel anticipé. »
Avec
le Psaume 150 de César Franck (Louez le
Dieu caché dans ses saints tabernacles, louez le Dieu qui règne
en son immensité…), nous partons pour Carlipa. Les photos
montrent la vieille église entièrement rénovée par les
habitants. Elle a retrouvé tous les atours qui charmait la jeune
Elisabeth Catez dans les années 1890.
Galvanisés par la foi de leur jeune curé, le Père Escaffit, les
carlipanais fêtent LEUR Bienheureuse pendant
toute une octave.

Puis nous rejoignons une autre fête : la
Messe télévisée à Saint Michel, à Dijon. Vivre le Sacrifice du
Christ au cœur d’une paroisse, en lien avec des milliers de
téléspectateurs, c’est rencontrer en Lui l’universalité des
peuples et se perdre avec lui dans les profondeurs du Mystère
infini… avec la Prière d’Elisabeth traduite en
40 langues. Tandis qu’est annoncé le nom des langues, la carte
des pays
correspondants
est montrée, en couleur. Progressivement la planisphère se
colore jusqu’à être entièrement remplie.
L’assemblée reprend le refrain : "Mon Dieu, mon Dieu, Trinité que
j’adore, amour infini, mon ciel et ma
joie. Mes Trois, mon Tout ma demeure de gloire, je me livre à
vous, tout éveillée en ma foi."
Le Père Didier-Marie Golay, provincial de carmes, prononce
l’oraison de la fête : « Dieu notre Père, tu as envoyé dans le
monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler
aux homme ton admirable mystère ; donne-nous de professer la
vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, en
adorant son Unité toute-puissante. » Et la veillée se termine
après un dernier regard vers la Vierge Marie.

Il y eut un soir, il y eut un matin…
Dans le soleil radieux de ce jour de ce dimanche en fête, une
foule converge vers Saint Bénigne, la Cathédrale de Dijon. LA
célébration de clôture du Centenaire a été minutieusement
préparée par le Père Chadoeuf, curé de la Cathédrale qui
accueillait, outre les nombreux fidèles, l’Archevêque de Dijon,
les évêques de la Province de Bourgogne qui avaient accepté
l’invitation de Monseigneur Minnerath à venir fêter Elisabeth,
les prêtres qui désiraient aussi être là et, bien sûr, la
Maîtrise de la Cathédrale. Dirigée par Monsieur Chobert, elle
avait accepté de créer, malgré une année riche en manifestations
autour de Joseph Samson dont on com mémore
le cinquantième anniversaire de la mort, une Messe pour Elisabeth demandée à Monsieur Philippe Robert. Celui-ci,
spécialement venu de Belgique était dans l’assemblée.
Après le jeu éclatant en entrée de Maurice Clerc,
titulaire de l'orgue de Saint Bénigne, le chant des maîtrisiens
remplit la nef.
Verbe de Dieu, Parole de lumière, Maître qui
nous révèle tous les secrets du Père, Béni sois-tu, prends pitié
de nous... Les tropes du rite pénitentiel sont mises en
valeur par une phrase musicale qui épouse le sens du texte : une
Parole qui descend, un Maître qui nous emporte
vers le Père... O Christ aimé (souligné par des noires et
une blanche) crucifié par amour, et la mélodie monte :
notre Sauveur et notre Paix, pour s'apaiser là dans une
longue teneur.
Enlevé, le Gloria fait entendre un très beau
dialogue entre soprani / basse et soprani / choeur, pour Toi
qui enlèves le péché du monde... et le bel ensemble revient
pour Toi qui est assis à la droite du Père, prends pitié de
nous...
Les voix se font aériennes pour entonner le
Sanctus, traité sur un tempo large, selon une manière chère à
Philippe Robert (ainsi en est-il aussi pour la Messe du Carmel
ou la Messe en mode de Ré). Nous sommes au ciel...
L'adoration, c'est un mot du ciel, c'est l'extase de
l'amour, disait Elisabeth.
Comme le Kyrie, l'Agnus mêle demandes en français
(Prends-pitié de nous) et en latin (miserere nobis),
ce qui donne au texte une belle ampleur et
surtout confère à la dernière demande une insistance forte (donne-nous
la paix) la transformant en intense supplication avec une
répétition musicale qui joue sur le passage, dans l'harmonie, de
la tierce majeure à la tierce mineure.
Le style majestueux et cependant simple de cette
Messe exprime l'esthétique d'une musique contemporaine
influencée par Fauré et Debussy. Comme il le confiait à
l'antenne de RCF Parabole juste avant la Messe, Philippe Robert
a conçu c ette Messe dans la beauté des harmonies, désirant que
cette oeuvre soit belle pour Elisabeth et pour la Cathédrale de
Dijon où elle allait être créée.
Une dernière surprise nous était réservée pendant
la célébration des secondes Vêpres de la fête de la Sainte
Trinité : la Prière d'Elisabeth, mise en musique par Monsieur
Robert, à la demande des Carmes d'Avon, et chantée par le
compositeur. Cette très belle réalisation était alors comme le
point d'orgue d'une année riche en célébrations, en fêtes, en
découvertes, en dévouements offerts dans le secret d'une prière
partagée pour la louange de la gloire des Trois. |
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