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La fête de la Trinité, cette fête des Trois qui est bien la sienne, comme le disait Elisabeth à Guite, marquait la fin de l’année du Centenaire de la mort d’Elisabeth de la Trinité. Ouvert dans la joie, ce temps de commémoration s’est achevé dans l’action de grâce. A Dijon-Flavignerot, bien sûr, pour tous ceux qui ont été les témoins privilégiés du rayonnement d’Elisabeth et de son message, mais aussi dans d’autres lieux de France et du monde, comme le signalait alors l’agenda du Site Elisabeth.

Elisabeth voulait sans cesse accueillir Dieu et l’adorer au nom de tous, elle voulait se tenir comme un petit vase à la Source des eaux vives, elle voulait le faire connaître, le faire aimer de toute la terre, et le Seigneur a exaucé son désir…
La lumière qui décroît sur la colline de Flavignerot en la Vigile de la fête de la Trinité s’efface devant celle de la Trinité de Roublev projetée sur l’écran monté dans la Chapelle du Carmel. Ce soir, nous venons rendre grâce au Seigneur, nous venons repasser dans notre cœur – et devant nos yeux – les merveilles qu’il a faites dans notre diocèse, dans notre pays et en tant de pays du monde qui ont découvert le message de Lumière, d’Amour et de Vie d’Elisabeth.

Père adorable,
Dieu qui donnes d’être,
Source éternelle d’où vient toute grâce,

L’Eglise en fête
Chante tes merveilles : alléluia !

Avec le Te Deum de Haendel nous entrons à Saint Michel, où tout a commencé. Le diaporama qui accompagne notre veillée de prière, nous fait cheminer au cœur et au rythme du Centenaire. Les photos défilent… Les grands moments de la célébration d’ouverture du 11 juin 2006, fête de la Trinité, revivent. Nous entendons à nouveau un extrait de l’annonce solennelle de cette année jubilaire prononcé par Monseigneur Minnerath : « Puisse Elisabeth nous aider à plonger nos regards dans les profondeurs du mystère de la vie trinitaire ! Que cette source féconde alimente notre foi et notre énergie missionnaire ! ». Et après le lancer de ballons final sur le parvis de Saint Michel nous voici à Flavignerot.

Ouverture

  à Dijon

  à Flavignerot

La Route Chantante

Elisabeth de Dijon

Semaine du Centenaire

  * A Carlipa  

  * A Dijon - Flavignerot

      7 et 8 novembre      

      9 novembre

12 nov. - Messe télévisée

17-18-19 novembre

        Le récital

        Le colloque

Clôture du Centenaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les visages qui apparaissent sur l’écran évoquent toutes les intentions de prière confiées à ce moment-là : l’Ordre du Carmel, avec le Père Général, le Père Provincial, les présidentes fédérales de France ; l’Irak avec Monseigneur Sleiman, la diversité de notre diocèse avec ses prêtres et les abbés de Cîteaux et de Flavigny… les soucis et les joies de chacun de celles et de ceux qui étaient venus partager la joie de l’entrée dans ce temps de grâce, sans oublier tout ce qu’apportait le courrier postal ou électronique… Invitation renouvelée à louer avec Elisabeth le Seigneur de l’univers en chantant le Psaume 8 : « ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand ton nom par tout l’univers »

 

Nous partons alors pour un tour du monde, grâce aux photos, aux CD audio, aux VCD et aux DVD, témoins des célébrations tenues dans le monde entier et dont un souvenir a été envoyé au Carmel d’Elisabeth en signe de fraternelle communion. De Delgany, en Irlande, nous allons au Carmel de Kosung, en Corée. Nous revenons ensuite en Europe, à Cadiz, en Espagne puis nous passons au Portugal, à Aveiro. De là nous embarquons pour l’Argentine, à Santa Fe. Continuant vers l’Ouest c’est Ranchi, en Inde. Puis la Pologne et nous débarquons soudain à Madagascar, où Masera Elisabetta (Sœur Elisabeth) va découvrir sa poésie à la Vierge de Domois (Poésie 48) dans un rythme nouveau….

Célébrée partout dans le monde, Elisabeth a été aussi visitée par le monde entier à Dijon et à Saint Michel et le livre d’or du carmel a été signé par des pèlerins venant du Japon, du Liban, de Corée, d’Allemagne, du Canada… Avec eux, enracinés et fondés dans l’Amour, nous avons chanté et adoré le Dieu trois fois saint.

Pèlerins venus de loin et pèlerins venus de tout près. Ce fut le sens des Journées Elisabeth proposées en étroite collaboration par le Carmel et la Paroisse de Dijon.
Une main d’enfant a dessiné le visage d’Elisabeth… Celle-ci va-t-elle se reconnaître ? Mais oui, car le message a passé : « Comprendrons-nous jamais combien nous sommes aimés ? ». Aux jeunes venus le 15 octobre au Carmel Elisabeth a laissé un mot : « Ne sois pas une âme banale ». Aux mères de famille elle a confié au mois de mars : « Je viens vite te dire combien je m’unis à tes joies maternelles. Je suis si contente d’être encore une fois tante… ». Aux malades, elle a rappelé : « Il y a un être qui est l’Amour et qui me tient compagnie dans la souffrance ». Les religieuses et les personnes consacrées sont venues partager son désir de « L’aimer, l’aimer tout le temps… comme une véritable épouse… On a soif de lui rendre amour pour amour… » Aux prêtres elle a redit sa proximité : « Je veux être apôtre avec vous du fond de ma chère solitude du Carmel… ‘apôtre, carmélite’, c’est tout un ! ».

Les artistes n’ont pas été oubliés par celle qui fut « une vraie musicienne » (pour reprendre le titre d’une des nombreuses études qui ont été consacrées à Elisabeth en cette année) : à l’Eglise Elisabeth de la Trinité, Véronique Japiot (danseuse), Micheline Uzan (comédienne) et un percussionniste ont mis leur art au service d’Elisabeth de même qu’Elizabeth Sombart avec le récital de piano à la salle de Flore à Dijon, sans oublier la chorale de la paroisse Saint Michel faisant revivre l’univers de la musique liturgique du temps d’Elisabeth. Et bien sûr la Route chantante dont chaque représentation d’Elisabeth de Dijon a été accueillie avec un enthousiasme croissant.


Au nom du Père, source de lumière,
au nom de Jésus, lampe qui éclaire,
au nom de l’Esprit, feu sur notre terre

Cette année se sont tenus aussi divers colloques pour recevoir aujourd’hui le message d’Elisabeth. Photos ou séquences vidéo montrent Lisieux, Magdala (pour l’OCDS), Venasque, Rome, Bourges, Cracovie en Pologne, les affiches pour les rencontres au Centre Bernanos puis au Centre Sèvres à Paris et enfin… Dijon ! Des contemplatifs et des intellectuels de haut vol se firent entendre et, sur les ondes de Radio-Notre Dame, des Pasteurs, comme le Père Jean Rémy ou le Père Didier-Marie Golay ont su toucher le cœur des fidèles.

Des expositions se tinrent aussi en différents lieux. Sur le fond d’une version musicale de la Prière que nous devons au Canada, le diaporama découvre celle de Dijon remarquablement agencée par mademoiselle Blondel, conservateur du musée d'Art sacré. Puis ce sont les expositions de Tchéquie, de Pologne, du Canada, des Etat-Unis, du Salvador, de Corée et enfin de Carlipa, dans l’Aude, village où la jeune Sabeth passait ses vacances.

Le monde de l’audio-visuel et de l’édition, en France et à l’étranger, a contribué largement à la diffusion du message d’Elisabeth : journaux, livres, revues, émissions télévisées (KTO, TV italienne, polonaise, libanaise…), radiodiffusées (Radio Notre Dame, RCF). Elisabeth s’est aussi retrouvée sur Internet : par croire.com, le Jour du Seigneur, Wikipédia… et bien d’autres sites qui l’ont évoquée ou ont fait un lien vers son propre site.

 

 

Il y eut aussi des diaporamas… en espagnol : Montevideo (Uruguay), Machala (Equateur), Concordia entre Rios (Argentine), Buenos Aires (Argentine) ainsi qu’en français, anglais et allemand… pour présenter de manière attrayante et inculturée sa vie et ses écrits. Et puis il y eut les DVD, en particulier Sabeth de Massimo Manservigi.
La prière d’Elisabeth chantée en arabe terminait cette partie du diaporama permettant une transition heureuse vers le coeur de cette année commémorative : la fête d’Elisabeth au mois de novembre.

La photo d’Elisabeth, malade, apparaît à l’écran. Tandis que se fait entendre le chant « Je vais à la lumière à l’Amour, à la Vie. Photos et séquence vidéo montrent la translation des reliques d’Elisabeth, de Saint Michel à Flavignerot le 8 novembre au soir, puis de Flavignerot à Saint Michel, au matin du 9 novembre. L’Eglise met aujourd’hui à l’honneur les restes du corps d’Elisabeth, et sa transfiguration dans la gloire des TROIS…
Une sœur lit ce passage de l’Evangile selon St Jean, Parole qui a retenti au cœur d’Elisabeth et s’y est imprimée profondément. : « Jésus disait à ces disciples : " Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et vous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles ; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous. Mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Evangile selon Saint Jean, ch. 14 – versets 23 à 26)
A nouveau nous relisons le récit de la mort d’Elisabeth par Mère Germaine et l’extrait d’une dernière lettre envoyée à une amie, comme un testament spirituel : « Mon Antoinette aimée, je vous laisse me foi en la présence de Dieu, du Dieu tout Amour habitant en nos âmes. Je vous le confie : c’est cette intimité avec Lui ‘au-dedans’ qui a été le beau soleil irradiant ma vie, en faisant déjà comme un Ciel anticipé. »

Avec le Psaume 150 de César Franck (Louez le Dieu caché dans ses saints tabernacles, louez le Dieu qui règne en son immensité…), nous partons pour Carlipa. Les photos montrent la vieille église entièrement rénovée par les habitants. Elle a retrouvé tous les atours qui charmait la jeune Elisabeth Catez dans les années 1890. Galvanisés par la foi de leur jeune curé, le Père Escaffit, les carlipanais fêtent LEUR Bienheureuse pendant toute une octave.

Puis nous rejoignons une autre fête : la Messe télévisée à Saint Michel, à Dijon. Vivre le Sacrifice du Christ au cœur d’une paroisse, en lien avec des milliers de téléspectateurs, c’est rencontrer en Lui l’universalité des peuples et se perdre avec lui dans les profondeurs du Mystère infini… avec la Prière d’Elisabeth traduite en 40 langues. Tandis qu’est annoncé le nom des langues, la carte des pays correspondants est montrée, en couleur. Progressivement la planisphère se colore jusqu’à être entièrement remplie.

L’assemblée reprend le refrain : "Mon Dieu, mon Dieu, Trinité que j’adore, amour infini, mon ciel et ma joie. Mes Trois, mon Tout ma demeure de gloire, je me livre à vous, tout éveillée en ma foi."
Le Père Didier-Marie Golay, provincial de carmes, prononce l’oraison de la fête : «  Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler aux homme ton admirable mystère ; donne-nous de professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, en adorant son Unité toute-puissante. » Et la veillée se termine après un dernier regard vers la Vierge Marie.

Il y eut un soir, il y eut un matin…
Dans le soleil radieux de ce jour de ce dimanche en fête, une foule converge vers Saint Bénigne, la Cathédrale de Dijon. LA célébration de clôture du Centenaire a été minutieusement préparée par le Père Chadoeuf, curé de la Cathédrale qui accueillait, outre les nombreux fidèles, l’Archevêque de Dijon, les évêques de la Province de Bourgogne qui avaient accepté l’invitation de Monseigneur Minnerath à venir fêter Elisabeth, les prêtres qui désiraient aussi être là et, bien sûr, la Maîtrise de la Cathédrale. Dirigée par Monsieur Chobert, elle avait accepté de créer, malgré une année riche en manifestations autour de Joseph Samson dont on commémore le cinquantième anniversaire de la mort, une Messe pour Elisabeth demandée à Monsieur Philippe Robert. Celui-ci, spécialement venu de Belgique était dans l’assemblée.

Après le jeu éclatant en entrée de Maurice Clerc, titulaire de l'orgue de Saint Bénigne, le chant des maîtrisiens remplit la nef.

Verbe de Dieu, Parole de lumière, Maître qui nous révèle tous les secrets du Père, Béni sois-tu, prends pitié de nous... Les tropes du rite pénitentiel sont mises en valeur par une phrase musicale qui épouse le sens du texte : une Parole qui descend, un Maître qui nous emporte vers le Père... O Christ aimé (souligné par des noires et une blanche) crucifié par amour, et la mélodie monte : notre Sauveur et notre Paix, pour s'apaiser là dans une longue teneur.

Enlevé, le Gloria fait entendre un très beau dialogue entre soprani / basse et soprani / choeur, pour Toi qui enlèves le péché du monde... et le bel ensemble revient pour Toi qui est assis à la droite du Père, prends pitié de nous...

Les voix se font aériennes pour entonner le Sanctus, traité sur un tempo large, selon une manière chère à Philippe Robert (ainsi en est-il aussi pour la Messe du Carmel ou la Messe en mode de Ré). Nous sommes au ciel... L'adoration, c'est un mot du ciel, c'est l'extase de l'amour, disait Elisabeth.

Comme le Kyrie, l'Agnus mêle demandes en français (Prends-pitié de nous) et en latin (miserere nobis), ce qui donne au texte une belle ampleur et surtout confère à la dernière demande une insistance forte (donne-nous la paix) la transformant en intense supplication avec une répétition musicale qui joue sur le passage, dans l'harmonie, de la tierce majeure à la tierce mineure.

Le style majestueux et cependant simple de cette Messe exprime l'esthétique d'une musique contemporaine influencée par Fauré et Debussy. Comme il le confiait à l'antenne de RCF Parabole juste avant la Messe, Philippe Robert a conçu cette Messe dans la beauté des harmonies, désirant que cette oeuvre soit belle pour Elisabeth et pour la Cathédrale de Dijon où elle allait être créée.

 

Une dernière surprise nous était réservée pendant la célébration des secondes Vêpres de la fête de la Sainte Trinité : la Prière d'Elisabeth, mise en musique par Monsieur Robert, à la demande des Carmes d'Avon, et chantée par le compositeur. Cette très belle réalisation était alors comme le point d'orgue d'une année riche en célébrations, en fêtes, en découvertes, en dévouements offerts dans le secret d'une prière partagée pour la louange de la gloire des Trois.